Massacre de Thiaroye en 1944 : l’Etat français condamné pour avoir dissimulé les circonstances de la mort d’un tirailleur africain

Le tribunal administratif de Paris avait été saisi par le fils d’un des tirailleurs qui, après avoir servi la France au cours de la seconde guerre mondiale, a été tué par l’armée française en même temps que d’autres qui réclamaient le paiement de leur solde.

Finance Mar 31, 2026 IDOPRESS

Un tirailleur tué lors du massacre de Thiaroye,lors de la commémoration du 80ᵉ anniversaire de la tragédie,à Thiaroye,au Sénégal,le 1ᵉʳ décembre 2024. AMIRA KARAOUD/REUTERS La justice administrative française a reconnu vendredi la faute de l’Etat pour ne pas avoir mis en oeuvre les « moyens susceptibles d’éclairer les circonstances précises » du décès d’un des tirailleurs africains massacrés par l’armée française en 1944.

Dans un communiqué,le tribunal administratif de Paris relève que « les autorités françaises »,après avoir « délivré plusieurs informations erronées » à la famille de ce soldat dans les années qui ont suivi son décès,n’avaient ensuite « pas mis en oeuvre tous les moyens (...) à leur disposition pour faire la lumière sur les circonstances précises de sa mort ainsi que sur son lieu de sépulture ».

Le 1er décembre 1944,l’armée avait ouvert le feu à Thiaroye,près de Dakar,sur ces tirailleurs originaires de plusieurs pays ouest-africains,qui avaient combattu pour la France et réclamaient leur solde. Les circonstances de la tuerie,le nombre de tués et leur lieu d’inhumation restent à élucider.

Le traumatisme de ce massacre reste vif au Sénégal et dans les pays d’origine de ces soldats,Mali (alors appelé Soudan français selon son appellation coloniale),Côte d’Ivoire,Guinée,Burkina Faso (ex-Haute Volta).

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